Perfusion sur cathéter central (KTC) : technique de soins infirmiers

Ce procédé est utilisé dans des circonstances bien précises et demande des précautions particulières, notamment en terme d'asepsie. Voici les techniques de soins et de manipulation du dispositif par les IDE.

Contexte

L'infirmier peut être amené à changer les poches de perfusions et les pansements d'un catéther central (KTC). Mais c'est le chirurgien qui pose le cathéter central, au bloc opératoire. Autrement dit, l'infirmier ne pose pas une perfusion sur KTC comme il pose une perfusion en IV périphérique (c'est-à-dire dans une veine du bras la plupart du temps), mais il en réalise les soins d'hygiène et l'utilise pour administrer un traitement.

Le cathéter central ou KTC

Le pansement se situe à la base du cou, puisque le cathéter est inséré dans la veine jugulaire. L'infirmière procède à sa réfection régulièrement (selon protocole de service ou prescription médicale).

Les risques infectieux est important puisque le cathéter central, s'il est infecté provoque une infection du sang (septicémie). Par ailleurs, les patients perfusés en KTC n'ont généralement pas un très bon capital veineux et si le cathéter est infecté, il faudra l'enlever (au bloc opératoire toujours) et l'on risque d'avoir des difficultés à administrer les traitements en intraveineux.

Soins infirmiers

L'asepsie est la priorité. Lors de la réfection du pansement (deux fois par semaine généralement, selon protocole de service ou prescription médicale), l'infirmier utilise le matérial adéquat pour un soin en stérile : gants stériles, charlotte et de chaussons de blocs... Le nettoyage de l'emplacement du cathéter central est une asepsie classique en 5 temps (beta scrub, rinçage, beta dermique, rinçage, séchage). La fixation de l'opsite est effectuée de manière à rendre le pansement imperméable, grâce à la technique du pansement en portefeuille par exemple : un opsite est collé à moitié sur la partie inférieure de la tubulure et sur la peau, et un second opsite posé au-dessus, de la même façon. Cela permet une meilleure maniabilité de la perfusion par la suite.

Lors des changements de poches de perfusion et prélèvements sanguins, l'infirmière manipule les robinets avec des compresses stériles. Ces robinets sont couverts d'un boitier que l'on peut imbiber d'alcool.